Alimentation

Changer son alimentation pour sa propre santé et celle de la planète

Je suis née dans une famille d’agriculteurs donc je suis assez bien placée pour savoir à quel point il est difficile de faire une transition alimentaire quand les mythes sur les produits laitiers et la viande sont déjà bien ancrés depuis plusieurs générations. Bref, j’ai appris durant mon enfance, comme beaucoup de monde, qu’il était difficile, voir impossible, de vivre sans protéine animale. Carences, maladies, ostéoporose, rachitisme, anémie, … Mange ta viande, sinon tu vas mourir !

Jusqu’à mes 29 ans, j’ai mangé de la viande à quasiment chaque repas. J’adorais manger des boules de Bâle durant les pique-niques, de bonnes côtelettes bien grasses et des merguez sur le grill durant les soirées d’été, de bons gros cheeseburgers au McDo et mon plus gros kiff de l’époque en cas de coup de blues, c’était de me prendre des barquettes entières de tranches de lards que je grillais dans une poêle et que je gobais devant la télévision. J’avais une vie qu’on pourrait considérer comme normale si on se place du côté de celui qui se considère comme un carnivore omnivore.

Normale si on enlève les migraines à auras plusieurs fois par mois et des problèmes ORL à répétition,…

Tu te souviens lorsque, dans mon article concernant la télévision, je te disais que j’étais devenue végétarienne en arrêtant de la regarder ? Eh bien c’est exactement ce qui s’est passé ! A la place, j’ai commencé à regarder des documentaires sur mon ordi. Puis un jour, je suis tombée sur ce qui se passe réellement dans les abattoirs industriels. Et ce fut le déclic immédiat. J’ai juste eu envie de vomir. Voilà ce qu’on ne voit jamais lorsqu’on achète sa barquette de steak pleine de bisphénol et d’antibiotiques. Voilà comment sont traités les animaux d’élevage à la fin de leur vie déjà bien miséreuse mise de bout en bout. Voilà comment est stockée votre viande, voilà d’où vient votre viande, voilà comment est produite et transformée votre viande,… Puis de fil en aiguille, j’ai poussé mes recherches encore plus loin. De l’abattoir, je suis passée aux conditions de vie des animaux en élevage, de la façon dont ils étaient nourris et traités, des quantités astronomiques d’eau et de céréales pour produire 1 kg de viande, des antibiotiques pour engraisser plus vite les bêtes, les empêcher de tomber malade et qui finissent directement dans votre métabolisme (d’où la résistance actuelle aux antibiotiques), des émanations de gaz à effet de serre produite par les gigantesques élevages bovins partout dans le monde, de la pollution des nappes phréatiques liée aux déjections fécales dont certaines finissent carrément dans l’océan (Californie).

Voilà comment on essaie de cacher la merde au chat en faisant croire que le problème le plus important aujourd’hui est la déforestation liée à la production d’huile de palme (ce qui est également vrai) mais surtout en vue de créer des parcelles toujours plus grandes pour accueillir et nourrir des élevages toujours plus gigantesques pour nourrir les pays les plus riches au détriment des pays les plus pauvres. Mais comme peu de gens et de médias se renseignent, c’est sans aucun problème que les lobbies du lait et de la viande se font des couilles en or sur le dos du syndrome métabolique et des maladies cardio-vasculaires, ce qui fait également le bonheur de l’industrie pharmaceutique qui de son côté, se frotte bien les mains.

Au début, comme beaucoup de végétariens qui se découvrent, je me suis sentie l’âme d’une guerrière qui se devait de sauver ses proches. Je me suis vite faite remettre à ma place par ma famille et mes amis qui tenaient trop à leur confort personnel pour envisager le moindre changement pour leur santé et j’ai très rapidement compris que ce n’était pas mon job d’essayer de faire changer les mentalités. Au contraire, j’y perdais beaucoup d’énergie et cela m’attristait de voir à quel point la politique de l’autruche était omniprésente. J’ai préféré me concentrer sur moi-même et sur les petites actions que je pouvais faire à mon niveau pour essayer de « sauver » la planète et retrouver une excellente santé. Mon conjoint, lui, m’a tout de suite suivie dans ma nouvelle démarche, convaincu par les changements drastiques et positifs sur ma santé.

Pour commencer, nous avons décidé de diminuer au fur et à mesure notre consommation de viande. C’était le début du sevrage. Pour qu’un sevrage fonctionne, il ne faut pas brûler les étapes sinon on risque de se dégoûter et retourner dans nos mauvaises habitudes. Nous sommes devenus flexitariens. Puis très rapidement, la viande a disparu de nos assiettes. J’avais déjà constaté une forte diminution de ma quantité de migraines. C’était incroyable !

J’ai continué à regarder des documentaires, pas seulement sur la condition animale mais aussi et surtout sur l’alimentation et le sport. J’en ai découvert quelques-un qui parlaient des effets néfastes des produits laitiers sur le corps. A l’époque, je buvais environ 1 litre de lait par jour. Nous avons remplacé le lait de vache par du lait de riz. Et là, les migraines ont quasiment totalement disparu (1 à 2 par année !). Aujourd’hui, elles surviennent uniquement en cas de grosses émotions fortes et négatives.

J’avais aussi très peur de faire du sport car à chaque fois que j’essayais, je m’attrapais une migraine juste derrière. Comme mes migraines commençaient à disparaître, j’ai décidé de commencer à courir. 10 minutes, puis 30, puis 1h jusqu’à 5 h lors de mon premier marathon ! Plus de migraines après le sport et j’avais l’endurance d’une machine ! Tout cela nous a convaincus que toute la propagande médiatique autour des produits animaliers n’est là que pour le profit des plus gros lobbies de ce monde. Je n’étais quasiment plus malade, donc je ne rapportais plus rien à l’industrie pharmaceutique. Savez-vous quel est le prix d’une boîte de triptans pour casser les migraines ? C’est juste hallucinant ! Pourtant, en modifiant mon hygiène de vie, elles ont quasiment disparu. Mais alors, qu’en est-il donc de toutes les autres maladies chroniques ?

Aujourd’hui, je suis végétarienne à l’extérieur, végétalienne à la maison. Je n’impose mes choix à personne, pas même à ma famille. Je suis triathlète, employée à 80 % et mère de famille. Je vis à 300 km/h, je suis sur tout les fronts et malgré cela, je déborde d’énergie alors que d’autres qui ne font pas même la moitié de ce que je fais sur la journée et qui carburent à l’animal sont au bout de leur vie. Ce sont souvent ces personnes qui me disent de faire attention aux carences (je n’en ai aucune !) alors qu’ironie du sort, ce sont parfois elles qui sont traitées pour anémie, voir même en supplémentation de B12 !!!!

Heureusement, de plus en plus de sportifs de haut niveau sont la preuve incontestable qu’il est possible d’atteindre les sommets sans avoir à consommer la moindre protéine animale et de péter le feu et les records. Selon la théorie de Darwin, l’être humain descend du singe. Le gorille est un singe et pourtant, il ne consomme que des fruits et des feuilles ! On dit souvent « être fort comme un buffle ». Avez-vous déjà vu un buffle manger de la viande ? Boire du lait est paraît-il bon pour les os : avez-vous déjà vu n’importe quel autre animal sur cette planète consommer du lait à l’âge adulte, qui plus est le lait d’un autre animal ? Pourquoi les plus gros consommateurs de lait au monde, les suédois, ont-il le taux d’ostéoporose le plus élevé alors que les japonais, majoritairement intolérants au lactose, n’en boivent quasiment pas et ont le taux le plus faible ? Des scientifiques ont écrit des livres sur ces sujets mais ils ne ressortent jamais dans les médias. Pourquoi ???

Aujourd’hui, je ne fais plus part de mon végétarisme. Je ne m’amuse plus à m’expliquer pour que les principaux arguments débiles qu’on puisse me sortir soient « Mais les légumes aussi crient quand tu les manges…  » ou pire encore « Je ne peux pas imaginer ma vie à manger des graines… ». J’estime que tout comme les omnivores, je n’ai pas à me justifier sur ce qu’il y a dans mon assiette… Après tout, c’est mon corps, ma vie, ma santé.

Tout au long de cet article, j’ai posté quelques photos des repas végétaliens (vegan) que je prépare à la maison. La preuve qu’on ne mange pas que des graines… En fait, l’unique désavantage d’être végétarien, c’est qu’on passe beaucoup de temps en cuisine. Mais c’est un petit mal pour un grand bien car on découvre plein de produits et de saveurs dont on ignorait l’existence lorsqu’on mangeait nos steaks et nos frites.

Que ton aliment soit ton seul médicament

Hippocrate, père de la médecine

Si tu veux en savoir un peu plus sur la question de l’alimentation, je te conseille les livres suivants :

  • Changer d’alimentation – Pr Henri Joyeux, chirurgien et oncologue
  • L’alimentation ou la troisième médecine – Pr Henri Joyeux
  • Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders, étudiante en médecine
  • La santé par les microbes – Martin Blaser, microbiologiste, médecin et professeur à la New York University School of Medecine
  • Eat – Gilles Lartigot
  • Vous êtes fous d’avaler ça ! – Christophe Brusset, ancien dirigeant au sein de groupes internationaux de l’agroalimentaire
  • L’enquête Campbell – T. Colin Campbell, professeur américain de biochimie nutritionnelle à l’université Cornell, et son fils, Thomas M. Campbell II

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