Spiritualité

Question de sensibilité

Voici mon premier article un peu « weird ». Je ressens souvent le besoin d’en parler mais quand je le fais, les gens me prennent pour une cinglée ou pensent que j’ai juste eu des hallucinations.

Où est-ce que je veux en venir ? Aux évènements dits « surnaturels » ou « paranormaux ». Après tout, ce blog touche également aux énergies et à tout ce qu’on ne peut pas toujours expliquer par des preuves scientifiques. Je vais essayer de faire les choses correctement et relater les faits dont je me rappelle clairement, du plus ancien au plus récent.

Quand j’étais petite, j’habitais chez mes grands-parents dans une grande et vieille ferme construite de manière un peu bizarre. C’est-à-dire que pour aller chez mes grands-parents, tu devais passer une première porte au rez-de-chaussée (sans sonnette) puis monter un escalier. En arrivant en haut de cet escalier, tu arrivais devant une nouvelle porte avec une petite fenêtre (sans sonnette également), verrouillée le soir. Si cette porte n’était pas fermée, tu longeais un long corridor avant d’arriver devant une 3e porte qui donnait cette fois-ci directement sur la cuisine-salle à manger de l’appartement. Bref, seulement 3 portes pour arriver à la maison… Tu comprendras plus tard pourquoi c’est assez glauque.

Mes grands talents de dessinatrice….

Le premier évènement un peu bizarre qui m’est arrivé, je devais avoir entre 10 et 12 ans. Il faut savoir que jusqu’à l’âge de 16 ans, depuis mon arrivée en Suisse avec mon père à 7 ans, j’ai toujours habité avec mes grands-parents alors que mon père avait son propre appartement environ 5 km plus loin. Ce jour-là, il était aux alentours de minuit. Je le sais parce que j’avais une de ces vieilles montres Casio en plastique avec rétroéclairage. Ma chambre était juste à côté de celle de mes grands-parents et je laissais toujours la porte entrouverte.

Autre petite subtilité de cette formidable ferme probablement dessinée par l’architecte alcoolique du village, c’est que l’appartement du haut comportait 4 chambres (dont la chambre inoccupée sur mon dessin plus haut) qui n’étaient pas du tout reliées par un couloir (si tu rentrais la nuit à 3h du matin et que tu avais le malheur de dormir dans la chambre n°3, tu devais passer par la chambre n°1 (celle de mes grands-parents) reliée à la cuisine, puis la n°2 (où je dormais) pour arriver enfin à ladite chambre. Donc en fait, je n’étais jamais tranquille dans ma chambre car c’était tout simplement un lieu de passage…

Bref, je laissais la porte ouverte car cela avait quelque chose de rassurant pour moi. Et surtout, mes grands-parents aimaient m’écouter lire à haute voix. Vers minuit, je me suis réveillée et me suis retournée dans mon lit, face à la porte. Et là, dans l’entrebâillement, je vois mon père, debout entrain de me regarder, toujours habillé avec sa chemise à carreaux du travail. Je lui demande tout simplement ce qu’il fait là… Pas de réponse. Toujours ce regard immobile et ce sourire. Je commence à avoir peur, je regarde ma montre, je l’appelle, me dit que je suis complètement entrain d’halluciner, je me couche sous ma couette, j’attends 5 minutes, je regarde à nouveau et il est encore là ! Cette fois je panique et me cache définitivement sous ma couette pour me réveiller le lendemain matin.

Je n’ai jamais parlé de cette histoire à personne car je croyais que j’avais rêvé. Jusqu’au jour où une amie d’école me relate l’histoire qu’elle a eue avec sa mère et qui l’avait beaucoup perturbée. Sa mère était partie à Paris et elle dormait évidemment sur place. Le soir, en voulant aller aux toilettes, elle l’a vue devant la porte d’entrée. Alors elle va vers elle pour la prendre dans ses bras et passe au travers… Quand sa mère est rentrée, elle lui a demandé si elle se souvenait l’avoir vue pendant la nuit et elle lui a raconté que justement, elle avait rêvé d’elle ! L’explication de mon amie à l’époque, c’est que lorsque l’on dort, il peut arriver que notre âme sorte de notre corps pour voyager, d’où le fait qu’elle soit allée voir sa fille durant la nuit. Peut-être que mon père avait fait pareil sauf que lui, il ne s’en rappelait malheureusement plus du tout… Fin de l’histoire des voyages astraux.

On retourne chez mes grands-parents. Je suis un peu plus âgée. Ma grand-mère me donne la permission de regarder la télé plus longtemps, surtout le week-end. Tu te souviens du fameux couloir qu’il faut emprunter pour aller aux toilettes avec cette fameuse porte vitrée au bout ? Quand tu veux aller faire ton petit pipi la nuit, tu dois faire l’aller dans le noir total car l’interrupteur de la lumière est au bout, vers la porte (merci l’architecte !) et pareil pour revenir car il faut bien éteindre la lumière pour rentrer à la cuisine… Cette fameuse soirée-là, je traverse comme d’habitude le couloir dans la nuit, pas très rassurée car il pourrait très bien y avoir quelqu’un qui aurait monté l’escalier et qui attendrait derrière la porte vitrée si ma grand-mère n’avait pas fermé cette fichue porte du bas… C’était la fin de mon film du soir, à 22h30-23h. Je fais mon petit pissou et quand je sors des WC pour éteindre la lumière du couloir, je tourne la tête vers la porte et voilà que ma crainte se produit ! Je vois le visage bizarre et déformé de quelqu’un ! Le Diable au corps (et c’est rien de le dire) je fonce le long du couloir dans la nuit, avec la plus grosse frayeur de ma vie ! Je dis à ma grand-mère que j’ai vu quelqu’un derrière la porte ! Elle me dit qu’elle a fermé la porte du bas donc c’est pas possible. Elle va voir et il y a évidemment personne… Explication de cet évènement : il faudrait peut-être que j’arrête de regarder des émissions comme « Mystère » ou les « 30 histoires les plus mystérieuses » avant d’aller me coucher…

Entre 16 et 25 ans, c’est le calme plat au niveau surnaturel. A 25 ans, je vis avec mon conjoint en banlieue lausannoise, dans une petite maison de 6 appartements (avec un couloir entre les chambres cette fois), loin des mythes et légendes jurassiennes. Mais cette fois-ci, les phénomènes vont se manifester à nouveau et de manière beaucoup plus virulente et toujours lorsque je suis seule, évidemment.

C’est le week-end, mon conjoint travaille de nuit et moi je regarde un film tard le soir. Je déteste lorsqu’il fait ses horaires de nuit. Le quartier est un peu glauque et notre voisine âgée se fait constamment ennuyée par les jeunes « caïds » du quartier. Je prends soin de verrouiller notre vieille porte d’entrée que mon conjoint a renforcée avec un verrou de sécurité. Je vais me coucher et prend également soin de verrouiller la porte de la chambre à coucher car cette nuit-là, je ne sais pas pourquoi, je ne me sens pas rassurée. Je prends mon téléphone avec moi. A peine couchée, très loin du moment de m’endormir, j’entends 3 énormes coups frappés… dans la porte du dressing !!!! je pense que mon cœur a dépassé les 200 bpm et n’était pas loin de s’arrêter. Je me suis enfermée dans la chambre avec quelqu’un dans le dressing !!! Je pense que s’il y avait vraiment eu quelqu’un, je ne serais pas là pour l’écrire car mon premier réflexe de panique a été d’appeler mon conjoint mais surtout pas de sortir de la chambre… (l’instinct de survie de la miss dans le cliché du film d’horreur…). Au téléphone, il me dit de me calmer car j’ai certainement rêvé. Je déverrouille la porte de la chambre et celle de l’entrée, prends mon spray au poivre et me dirige vers le dressing dont j’ouvre comme une furie la porte et là, personne, évidemment. Lorsque j’en ai parlé plus tard avec le père de mon conjoint, l’explication était relativement simple : c’est le bois qui travaillait

Dans notre quartier, il y avait un chat qui avait pris l’habitude de venir parfois passer la soirée et la nuit avec nous. A chaque fois qu’il passait la nuit avec nous, on prenait soin de lui mettre un petit bol d’eau pour qu’il puisse boire s’il avait soif.

Il faisait nuit, et pour la première fois depuis que ces évènements ont commencé, mon conjoint était avec moi. Le chat a commencé à laper son eau. Je m’assieds dans le lit, avec un énorme sourire sur le visage lorsque mon chéri s’assied à son tour pour écouter. Et là, je lui demande « tu entends la même chose que moi ? ». …. Oui…. Sauf que voilà, le chat n’était pas avec nous ce soir-là… Pas d’explication scientifique

Ce fut le début d’une histoire avec l’esprit de l’appartement du Chemin du Cèdre. On a appris à vivre avec et même à ne plus faire vraiment attention aux objets qui tombaient pour rien, aux bruits bizarres,… Parfois, je lui disais simplement « tu exagères ! ».  Il n’était manifestement pas méchant. Durant cette période, j’effectuais un stage au contrôle des habitants du village où on vivait. J’avais donc accès au registre de toutes les personnes ayant vécu jusqu’à il y a quelques années en arrière dans le village. C’est ainsi que j’ai découvert qu’un jeune de 30 ans, qui vivait à mon adresse, était décédé. J’avais potentiellement trouvé l’identité de mon esprit.

Le dernier évènement est arrivé lors du décès de la grand-mère de mon conjoint. Lors des faits, nous vivons dans notre appartement actuel, dans un immeuble totalement neuf et absolument pas construit sur un ancien cimetière amérindien… Je n’ai pas eu besoin de réfléchir trop longtemps cette fois-ci.

La grand-mère de mon conjoint était protestante. C’était la première fois que j’assistais à un enterrement protestant. L’enterrement était très beau, beaucoup moins pesant que ceux auxquels j’avais assisté avec ceux de ma grand-mère et de mon grand-père catholiques. Curieusement ce jour-là, j’étais étonnée de voir que les protestants ne faisaient pas brûler d’encens pendant la cérémonie. 

Le soir après l’enterrement, nous sommes à la maison, il est aux alentours de 22h et notre petite est couchée et dort depuis environ 3h. Il n’est pas du tout dans ses habitudes de se réveiller en pleine nuit. Elle fait des grosses nuits de 12h depuis l’âge de 2 mois, le rêve de tout jeune parent. Soudain, la petite se met à pleurer. Lorsque je rentre dans sa chambre, j’ai un énorme sursaut. A la tête de son lit, on avait entreposé un fauteuil dans lequel on lui donnait son biberon. Il faisait face à la porte. En entrant, durant un dixième de seconde, j’ai aperçu la silhouette noire de quelqu’un assis dans le fauteuil. J’ai allumé la lumière et il n’y avait personne. J’ai calmé ma fille, l’ai recouchée et suis allée dans la salle de bain. C’est là que j’ai senti l’odeur. Cette odeur si particulière aux enterrements catholiques. C’était vraiment fort ! J’ai fait venir mon conjoint dans la salle de bain et lui ai demandé s’il sentait quelque chose. Il m’a dit qu’il sentait de l’encens (sauf qu’à l’époque, on ne brûlait pas d’encens à la maison, ce n’est que bien plus tard qu’on a commencé à purifier régulièrement notre appartement avec de la sauge blanche, qui n’a pas du tout la même odeur que l’encens pontifical qu’on a senti ce jour-là).

Pour moi, il n’y avait aucun doute possible. Ma fille qui se réveille en pleurant, la silhouette noire dans le fauteuil et l’odeur d’encens pontifical. Valérie avait tout fait pour me faire comprendre qu’elle était là. Grâce à cette odeur particulière que j’ai reconnue immédiatement, j’ai pu dire à mon chéri que sa grand-mère était venue nous voir une dernière fois. Malheureusement à cette époque, je n’étais pas encore passeuse d’âme et j’aurais pu l’aider à partir. Mais cette expérience m’a quelque peu ôté ma peur de l’invisible.

Étant persuadée d’avoir été en présence d’esprit au moins deux fois dans ma courte vie probablement en raison de mon hypersensibilité, j’étais très angoissée lorsqu’on a traversé le tunnel de l’autoroute de Sierre lorsqu’on revenait de nos vacances. Ce fameux tunnel où s’était encastré un bus rempli d’enfant belges qui rentraient du ski. Cette histoire avait remué toute la Suisse. Je craignais de ressentir ou de voir ces petits disparus de manière si brusque et violente. Mais il ne s’est rien passé, hormis le cœur qui se serre au moment de passer à côté du lieu du drame.

A l’époque, j’étais effrayée par l’idée de voir ou de ressentir des esprits mais en même temps je voulais développer cette sensibilité que j’ai visiblement depuis toute petite pour pouvoir aider les autres. Je ne me sentais pas le courage de faire face à ce genre d’entités et c’est peut-être ce qui inhibait cette sensibilité jusqu’à il y a peu de temps, ou j’ai fait la rencontre d’une passeuse d’âme et d’un énergéticien qui m’aide à retrouver mes facultés et qui est persuadé que j’ai les mêmes facultés que lui.

Aujourd’hui, je protège ma maison avec de la sélénite, de la tourmaline et de la sauge. Un petit ange en œil de tigre protège notre porte d’entrée.

En juin 2022, je suis devenue « officieusement » passeuse d’âme grâce à une belle personne qui m’a initié (ce que tout le monde peut être, rappelons-le), ce qui m’aide davantage à ne pas flipper lorsque mon panneau de visualisation tombe tout seul de l’étagère ou qu’un livre tombe de la bibliothèque… Je dois faire par contre doublement attention à protéger notre appartement afin que personne d’autre que nous n’y rentre. En effet, les passeurs d’âmes sont comme des phares dans la nuit pour les âmes errantes. Il a fallu que j’apprenne à me protéger et à mettre des limites à ces personnes, exactement comme pour les personnes vivantes. Mon conjoint et ma fille comprennent cette sensibilité. Ma fille n’a pas peur des « fantômes » et lorsqu’elle entend quelque chose, elle me demande s’il y a une âme tout prêt et si je peux la faire passer de l’autre côté. Elle commence elle aussi à faire de la radiesthésie. Je trouve que c’est très important de ne pas dire aux enfants que ces choses n’existent pas. Elles existent bel et bien. La mort fait partie de notre vie et il ne faut pas en avoir peur. Ma formatrice m’a dit qu’il y a plus d’âmes errantes sur cette planète que d’âmes incorporées. Notre travail est d’en aider le maximum à poursuive leur évolution.

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