Il y a quelques années déjà, j’ai assisté à une conférence de Béa Johnson à Pully. Auparavant, j’avais déjà lu son livre, « Zéro déchet », qui était très intéressant. Après cela, j’ai décidé de faire du mieux que je pouvais pour réduire mes déchets. C’est un peu comme le végétarisme : pour arriver à le devenir, il faut y aller un pas à la fois, histoire de ne pas se dégoûter. On ne va pas réussir tout de suite. Il faut y aller petit à petit en fonction des magasins que vous avez à disposition et surtout des possibilités qui vous sont offertes.
Nous avons la chance d’avoir un petit jardin et un compost dans lequel nous pouvons recycler nos épluchures en engrais bio. Je n’ai pas encore la solution pour trouver des légumes bio en dehors des marchés qui se déroulent pendant mes heures de boulot, donc je les achète encore en supermarché et surremballés… Pour les produits secs comme le riz, le sucre, les pâtes,… j’ai la chance d’avoir 2 magasins de vrac à proximité de mon lieu de travail et 2 autres tout près de chez moi. Tout récemment, même le supermarché où j’ai l’habitude d’aller à commencé à vendre du vrac ! Je cuisine tous les repas de A à Z et je fais de grosses portions afin de congeler des tupp pour la semaine suivante et me libérer ainsi du temps. Lorsque je fais mes courses au supermarché, je priorise les contenants en verre, en carton ou en alu.
Je réfléchis à tout ce que je pourrais faire moi-même pour réduire au maximum le poids de mon impact écologique et surtout celui de la poubelle.
Pour nettoyer et faire la vaisselle, nous utilisons des chiffons tricotés à la main par des dames de la région et qui sont lavables et utilisables à vie. On peut trouver également des éponges en courge luffa (qu’on trouve désormais dans les grandes Migros !) et donc compostables et des éponges en acier pour les casseroles (également recyclables). Lorsque nous n’avons plus de liquide vaisselle, nous allons recharger notre bidon dans le village à côté. Pour ce qui est des surfaces, nous nettoyons simplement avec du vinaigre d’alcool et du bicarbonate de soude.
Dans la salle de bain, nous utilisons des brosses à dent en bambou qui finissent au compost. Je fais mon déo moi-même. J’ai testé les savons et shampoings solides. Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé ceux qui ne dessèchent ni ma peau, ni mes cheveux… Pour m’épiler, j’utilise un épilateur électrique qui doit avoir plus d’une dizaine d’années offert par mon papa et un rasoir de sûreté. Je n’utilise pas de coton-tige, car comme l’a si bien dit Béa lors de sa conférence, l’auriculaire suffit à lui tout seul. Pas besoin non plus d’Oriculi, qui peut en plus être très dangereux s’il est mal utilisé (pour moi, il s’agit de l’accessoire le plus inutile qui soit, pour l’avoir acheté…). Pour me démaquiller, j’utilise des petits morceaux de coton-éponge que j’ai cousus moi-même et que j’utilise avec un peu d’huile d’amande douce (j’utilise également le Lapi Glove). L’huile végétale est en effet excellente pour démaquiller. Une fois par semaine, je me fais un masque en mélangeant simplement de l’eau et de l’argile verte. Je n’utilise pas de crème hydratante mais simplement de l’huile de chanvre, qui nourrit et protège ma peau. Pour la lessive, j’ai essayé plusieurs choses, comme les noix de lavage et la lessive maison pour des résultats très médiocres et qui en plus, endommageaient la machine. Je continue donc d’utiliser la poudre de « l’Arbre Vert » dans son contenant en carton et c’est très bien ainsi (seul bémol, la dosette en plastique qui est chaque fois vendue avec…). Idem pour le lave-vaisselle avec les pastilles 100 % biodégradables de « l’Arbre Vert ». Pour le reste de la maison, j’utilise uniquement du savon noir, du vinaigre d’alcool, des huiles essentielles et du bicarbonate de soude, ni plus ni moins.

J’ai remplacé les mouchoirs en papier par des mouchoirs en tissu, idem pour les serviettes de repas que j’ai cousues également moi-même. J’ai remplacé le papier cellophane par des Bee’s wrap toujours faits maison avec des chutes de coton. J’utilise des tupp pour mon repas de midi au travail en cas de restes du soir et j’ai pris une assiette en consigne au restaurant de mon supermarché pour mes repas à l’emporter. J’ai acheté une bouteille thermos pour remplacer celle en PET et un set d’ustensiles que j’ai toujours dans mon sac à dos. Par contre, je dois t’avouer que lorsque j’ai un rhume carabiné, il m’est impossible de survivre sans mouchoirs en papier car il m’en faudrait un énorme stock sur moi. Si tu as la solution, je suis preneuse.

On nous a imposé jadis de porter des masques. Il est hors de question pour moi de polluer encore plus la planète avec ces masques en plastique « made in China » remplis de graphen et que l’on retrouve régulièrement dans les champs, au bord de la route, en dehors des poubelles et désormais dans l’océan ! J’ai donc investi dans des masques en tissu pour qu’on me fiche la paix lorsque je fais mes courses (et en plus, ils sont jolis !).

Pour les vêtements ou certains objets d’un prix conséquent dont on aurait besoin, je me suis enfin décidée à acheter du seconde main dans les vide-greniers ou sur Anibis. J’ai ainsi fait l’acquisition de magnifiques vêtements à moindre prix dont je suis certaine qu’ils ne rétréciront pas au lavage. Par contre, pas toujours facile de trouver mon style (j’adore les sarouels et les vêtements un peu originaux…)
Pour aller encore plus loin dans ma démarche écoresponsable, j’ai vendu ma voiture essence contre une occasion électrique de 80’000 km que personne ne voulait, justement à cause de son « énorme » kilométrage… (c’est vrai que c’est plus écolo de changer de voiture contre une neuve tous les 4 ans en leasing…). Vivant dans le Gros-de-Vaud et ayant un enfant qui va à l’école dans la région lausannoise et un travail à Morges, une voiture est plus que nécessaire. J’ai 150 km d’autonomie sur la journée, ce qui est largement suffisant pour l’utilisation que j’en ai. Je recharge ma voiture la nuit et tout va bien. Avec le plaisir d’émettre quasiment aucune émission de CO2 à l’usage et de rouler dans un silence total ! Quel bonheur d’écouter ses podcasts préférés en voiture. Et pour couronner le tout, les services ne coûtent presque rien ! Il m’arrive parfois d’avoir affaire aux détracteurs des voitures électriques, ceux-là même qui s’achètent des VTT électriques (et même des TROTTINETTES électriques !!!) et prennent l’avion 2 à 3 fois par année pour aller à l’autre bout du monde pour leurs vacances mais je préfère ne pas perdre mon précieux temps et ma précieuse énergie avec ces personnes et passer mon chemin. Quoiqu’il en soit, je suis très contente de ma petite citadine qui me coûte 60.- par mois d’électricité contre 250.- d’essence avec mon ancienne voiture qui avait pourtant un petit moteur 1,4l (et ça, c’était avant l’augmentation des prix depuis avril 2022). Je ne subis donc plus les fluctuations du prix de la pompe ni l’odeur désagréable de l’essence.
Quoiqu’il en soit, nous continuons nos efforts pour réduire nos déchets, consommer plus intelligemment, de seconde main, réutiliser, recycler, récupérer,… et ainsi faire du mieux que l’on peut pour protéger notre planète qui n’est pas remplaçable et laisser un semblant d’espoir aux générations futures. Mais le chemin est encore long et je te partagerai plein de recettes et d’astuces sur ce blog.
