Dans un précédent article, je vous parlais des différents moyens de protections périodiques écologiques et sains en évoquant le flux instinctif libre. Quésako ?
Le corps humain (féminin) à ceci d’incroyable, c’est qu’il est tout à fait capable de contrôler son flux menstruel, tout comme l’urine ou les selles. On parle de continence menstruelle. Le FIL est donc tout simplement la méthode qui consiste à retenir son flux jusqu’au moment où l’on va aux toilettes. Plus besoin de protections périodiques. Vive la liberté absolue !
Cela fait des centaines d’années (depuis la naissance du patriarcat et de la chasse aux sorcières) que l’on fait croire à la femme qu’elle est incontinente lors de ses menstruations, ce qui est totalement faux ! Tout comme un enfant apprend à être propre, il en est de même pour les règles. Il n’est absolument pas gravé dans le marbre qu’une femme doit obligatoirement porter une protection pour contenir son flux, loin de là. Sauf que la femme est exploitée, humiliée et diminuée depuis des centaines d’années et est devenue un véritable outil de business.
Pour faire court et simple, le FIL, c’est ne porter absolument aucune protection hygiénique pour laisser s’écouler le sang uniquement lorsque l’on va aux toilettes… Si si ! Ni plus, ni moins ! Tout est aussi question de périnée et de sa capacité à rester contracter ou pas. C’est pourquoi malheureusement toutes les femmes n’ont pas accès à cette possibilité (les femmes qui souffrent déjà de fuites urinaires par exemple). Mais le périnée est un muscle qu’on peut entraîner, notamment avec des boules de geisha ou des œufs de yoni.

J’avais déjà entendu parler de cette technique il y a quelques années et j’avais commencé. Je me souviens que ça fonctionnait déjà pas trop mal à l’époque mais j’ai vite repris la pilule progestative à cause de mes migraines et je n’ai plus eu besoin de protections pendant plus de 5 ans car je n’avais plus du tout de règles… Par contre, je souffrais d’autres choses, bien plus vicieuses.
J’ai donc décidé d’arrêter la pilule à la fin de l’année 2020 et redonner à mon corps la place qui lui revient, lui permettre de retrouver son rythme, sans le bombarder d’hormones qui ne bloquent pas seulement mon ovulation, mais aussi toute mon évolution personnelle, physique, psychique et spirituelle. Aujourd’hui, je suis persuadée que je vivais complètement « shootée » et que ce médicament prescrit comme un bonbon à été la cause de 20 ans de souffrance physique et psychologique.
Qui dit arrêt de pilule dit retour de règles. De vraies règles ! Je m’explique : Chaque mois, un ovule quitte l’ovaire dans l’espoir de se faire féconder par un spermatozoïde, c’est l’ovulation. La paroi utérine se transforme en petit nid douillet afin d’accueillir ce petit œuf censé devenir un enfant. Seulement voilà, si l’œuf n’est pas fécondé, il n’est plus viable donc le petit nid douillet ne sert à rien et l’œuf meurt ce qui fait que l’utérus vide les poubelles et s’en débarrasse par contractions (les douleurs du bas ventre). Ce sont les vraies règles, composées de tissus et de sang. Et si tu n’as pas de règles, il faut peut-être commencer à s’inquiéter.
Par contre, lorsque l’on prend des hormones (pilule ou autre contraception hormonale), l’ovulation est supprimée. Beaucoup de personnes croient que lorsqu’on a ses règles sous hormones, on se « nettoie ». Ce qui est totalement faux. Le corps n’a pas besoin de se nettoyer puisqu’il n’y a plus d’ovulation (un peu comme une femme ménopausée n’a plus de règles). La prise d’hormone peut toutefois faire augmenter la taille de la muqueuse utérine ce qui provoque des saignement pendant les 7 jours d’arrêt et donc, de fausses règles… Donc quand je prenais ma pilule progestative non-stop, j’ai eu pas mal de remarques du style « mais ton corps ne se nettoie jamais ? » Comprendre : « t’es dégueulasse ! ».
Il a quand même fallu que j’attende l’âge de 35 ans et l’an 2021 pour savoir ce qu’étaient réellement de vraies règles. Ça fait peur qu’une chose aussi basique et naturelle soient encore autant tabou de nos jours ! Mais je vois le bon côté des choses, mes recherches permettent à ma fille de comprendre qu’être une femme n’est pas une horrible chose et de percevoir son corps de manière « magique ». A 6 ans, elle sait ce qu’est une cup, une serviette lavable et à quoi ça sert. Elle ne va pas finir complètement seule et angoissée dans une toilette d’école à 14 ans à se demander pourquoi sa culotte est « pleine » de sang comme si elle était entrain de mourir…
J’ai lu pas mal de choses sur le flux instinctif libre sur Internet et des argumentations dignes des ahuris qui prétendent que « la Terre est plate ». La meilleure : si tu laisses du sang s’accumuler pendant 4 heures dans ton corps, tu risques un SCT (syndrome du choc toxique). Sérieux ? En quoi garder mon sang naturellement à l’intérieur de moi est-il plus nocif que de s’insérer un tampon plein de chlore et autres produits chimiques dégueulasses dans le vagin ? Je pense que le gros problème du FIL, c’est qu’il ne rapporte rien à l’industrie ! C’est gratuit et c’est bien là le problème !
Mon expérience
J’ai énormément de chance car après l’arrêt de la pilule, même si mes règles ont mis un peu de temps à venir (3 semaines environ), le premier jour est tombé pile poil sur le jour de la pleine lune 🙂 Comme c’était durant les vacances de Noël et que j’étais à la maison, j’ai donc décidé de commencer direct en flux instinctif libre.
On parle beaucoup de contraction du périnée sur Internet. C’est un exercice très facile à faire lorsque tu es au toilette mais j’ai beaucoup de peine à l’appliquer plus de 10 secondes tellement ça ne me paraît pas « naturel ». En fait, j’ai décidé de laisser mon corps se débrouiller tout seul et advienne que pourra. Selon mon expérience personnelle, je pense que tout se passe au niveau de l’inconscient. Si tu mets une protection, ton cerveau « sait » qu’il a droit à l’erreur, donc il ouvre les écoutilles sans se poser trop de questions. Par contre, si tu n’as aucune protection, il sait que si le périnée se relâche, c’est la cata puisque c’est son job de contrôler les muscles. Donc il fait le nécessaire pour maintenir le sang à l’intérieur.
Alors oui, le flux ne se garde pas ad eternam sinon tu risque le drame (que ça traverse ton froc et non pas un SCT…), donc il faut aller le vider assez régulièrement. Pour ma part, toutes les 2 à 4 heures je vais aux toilettes et c’est là que la magie opère. Par contre, je ne m’amuse pas à contracter mon périnée. Je n’y pense tout simplement pas. Et pourtant, durant mes premières règles, pas un seul accident ! Le sang s’évacuait exclusivement avec l’urine. Même pas de culotte tâchée ! C’était les premières règles, censées être irrégulières, douloureuses,… Mes premières règles ont duré 4 jours.
Je me souviens que lorsque je prenais la pilule à œstrogènes (celle qu’on arrête au bout de 21 jours), j’avais des règles extrêmement douloureuses et abondantes avec de grosses migraines. J’avais donc beaucoup d’appréhension pour cette nouveauté. Pourtant, mon premier jour était un peu douloureux mais largement supportable. Je me suis massée le ventre avec un mélange d’huiles essentielles fait maison, c’est passé super et je n’ai pas eu de maux de tête !
Puis arriva le moment de la nouvelle pleine lune. Encore une fois, mon corps a décidé de suivre la lune. Pourtant après une aussi longue période de pilule, on n’est pas censée être « réglée »…) mais c’est sous-estimer la magie du corps humain. Je me suis réveillée le matin, avec une petite contraction dans le bas ventre. Je prends ma température basale comme je le fais depuis 2 mois en symptothermie et je vais directement au petit coin. Et là, raz de marée de sang qui se déverse dans la toilette ! Sauf qu’aujourd’hui, je vais bosser… Quid de la protection ? Ma fille de 7 ans m’encourage à ne pas en mettre (la sagesse des enfants…). Allez, on prend son courage à deux mains, on met une robe foncée avec des collants bien sombres et hop, au boulot. Évidemment, j’avais tout le nécessaire de protections dans mon sac, au cas où…
Je vais aux toilettes en arrivant à 7h au boulot et ça part nickel. J’y vais ensuite environ toutes les heures, rien. A midi un peu de sang s’écoule de nouveau puis plus rien jusqu’à 18h. Mon corps a évacué à 5h, 7h, 12h et 18h sans le moindre accident. Les 2 premiers jours, le flux était assez fort mais totalement géré. Il faut dire que quand ça coule, ça coule. Le 3e jour idem, mais beaucoup moins de flux puis, plus rien ! Mes règles ont duré 3 jours sans le moindre accident au lieu de 5 à 6 habituellement ! Et pour couronner le tout, pas la moindre douleur au ventre cette fois-ci ni de mal de tête. Un pur bonheur ! J’en arrive presque à avoir hâte que mes prochaine règles arrivent ! Et quelle fierté de pouvoir dire que tu as tes règles et que tu n’as aucune protection, c’est presque jouissif 😀
A bientôt !
