Spiritualité

Tableaux de visualisation, où comment te projeter dans ton futur idéal

Je suis toujours à la recherche de nouvelles astuces pour me faciliter la vie mais surtout, par les temps qui courent, booster mon moral et remonter mon niveau d’énergie.

J’ai lu beaucoup de livres de développement personnel. J’ai constaté qu’il y a quand même beaucoup de choses qui ne me convenaient pas. Parfois, c’est vraiment trop tiré par les cheveux… Par exemple, j’ai longtemps cru que la la visualisation positive allait changer ma vie. J’allais avoir de l’argent, sortir de la misère et pouvoir faire toutes les choses qui m’intéressaient, simplement en visualisant et en attendant que l’Univers me l’envoie tout cuit dans ma bouche (par exemple, le film « Le secret »). Bienvenue dans le monde magique du New Age et de ses promesses incroyables et improbables…

En fait, visualiser est une chose mais se bouger les fesses pour que ça arrive vraiment en est une autre. Et ça, on vous le dit rarement dans les ouvrages rose bonbon du rayon « développement personnel ». J’ai dépensé beaucoup d’argent là-dedans avant de me rendre compte que cela ne m’avait quasiment servi à rien, hormis que cet argent dépensé aurait pu me permettre de faire une petit cagnotte et réaliser quelques-uns de ces rêves que j’essayais en vain de visualiser.

Toutefois, quelque chose qui m’a beaucoup aidée et m’a permis de me fixer vraiment un objectif clair, c’est le tableau de visualisation que tu mets sur ton mur et que tu regardes chaque jour pour ne pas oublier ce que tu veux pour toi dans ta vie. Cela te donne l’impulsion nécessaire pour faire les pas qu’il faut pour y arriver. Tu n’as pas besoin de grand chose, juste un support avec des images, des mots, des citations inspirantes,… Ta seule limite est ton imagination.

Je vais prendre l’exemple de notre rêve d’aller vivre au Canada. Tout le monde sait que le Canada est un pays très difficile à atteindre lorsqu’on souhaite y vivre pour une longue période. Les procédures administratives sont scabreuses, les critères de sélection sont très complexes et cela demande énormément de temps (on dit souvent environ 2 ans…).

En Suisse, notre vie de famille était devenue invivable et presque inexistante. Métro, boulot, dodo, factures, taxes, impôts, redevances, épuisement, démoralisation, inflation,… Nous étions des vaches à traire et cela le resterait propablement jusqu’à notre mort, probablement sans toucher de retraite, et notre fille allait vivre la même vie que nous, si ce n’est pire… Ma vie me faisait penser à la fameuse scène du film « Matrix », où tu vois les humains dans leurs cocons qui sont maintenus artificiellement en sommeil et entubés de partout (ha ça, pour nous faire entuber…) pour nourrir les machines (le système). C’était ça, notre futur si nous ne bougions pas.

Nous avions la chance d’être propriétaires de notre appartement, ce qui, en Suisse aujourd’hui, est devenu quasiment impossible (à moins d’avoir hérité ou avoir un oncle d’Amérique…). Si nous vendions notre appartement, nous pouvions devenir propriétaire d’une maison au Canada. Ce qui veut dire : ne plus payer de loyers mensuels (la plus grosse charge d’un ménage) donc, diminuer nos taux de travail et passer plus de temps en famille… Voilà notre rêve ! Nous avions réfléchi à d’autres pays, comme la France. Mais nous devrions à nouveau demander un prêt à la banque pour devenir propriétaires et la vie en France, niveau politique et sécurité, même si on visait la Bretagne, ne nous emballait pas plus que ça… Et puis, j’avais déjà vécu au Canada durant mon enfance. Ma mère y vivait toujours, donc nous avions tout de même une connaissance sur place.

Cela faisait un moment que j’avais entendu parler du tableau de visualisation. Cette fois, il était temps de mettre ce support en place et de voir si cela avait un réel impact sur notre vie. J’ai donc fait une liste de toutes les choses que je voulais dans ma vie. Ho rassurez-vous, j’étais à mille lieux de me voir dans la vie de Kim Kardashian. Le concept est de se fixer des objectifs réalisables (pas les pseudo-vies qu’on peut voir sur les réseaux sociaux, pimpées à coups de filtres Snapchat et de montages CapCut…). Notre vie est bien réelle, avec ses hauts mais surtout ses bas. Ma famille aspire à une vie plus que simple : une petite maison juste la taille qu’il faut et qui ne nous demanderait pas des heures d’entretien, un travail qui a du sens, qui nous plaît et qui ne nous détruit pas la santé, du temps en famille et pour vadrouiller, du temps pour soi, un petit jardin, des poules, mais surtout, une certaine autarcie.

J’ai pris tout mes objectifs, je les ai placés sur un tableau à l’entrée de l’appartement et j’ai presque laissé faire l’Univers (j’imaginais surtout quelle serait ma vie si cela se réalisait. En fait, je le vivais déjà). Presque car, pour que ça se réalise, il faut aussi bouger son popotin.

Pour partir au Canada, vu notre âge, il fallait y trouver un travail. Nous avons d’abord effectué 2 semaines de vacances au Québec, pour revoir ma mère mais surtout, pour se faire une idée de l’endroit. Cela a plu à mon conjoint malgré, encore une fois, les bâtons que l’Univers nous mettait dans les roues (comme dit ma fille de 10 ans, « tant que les roues ne sont pas crevées, on peut toujours rouler »…). Eh oui, ayant vécu pendant 2 ans au Québec durant ma petite enfance, lorsque j’ai voulu faire ma demande AVE pour prendre l’avion et partir en vacances, j’ai été bloquée car considérée comme résidente permanente…. J’ai donc regardé mon conjoint et ma fille s’envoler sans moi vers le pays de nos rêves.

Je suis restée une semaine à la maison, à broyer du noir, à pleurer, à écrire à toutes les ambassades pour débloquer mon visa de voyage, à essayer de passer outre les répondeurs automatiques de cette maudite administration canadienne et tenter d’avoir un humain au bout du fil (en vain…) pour au final comprendre que je devais annuler une pseudo résidence permanente que je n’avais pas pour obtenir mon fichu visa de voyage.

Au bout du rouleau, j’écris à une ancienne amie pour lui partager mon désespoir et espérer un peu de soutient de sa part. Cette suppôt du New Age m’a répondu que c’était ainsi, que si l’Univers m’empêchait d’y aller, c’était qu’il devait y avoir une bonne raison et que je devais l’accepter. Qu’elle aille se faire foutre ! Si j’avais continué à l’écouter, j’en serais encore à être mortifiée dans mon coin, en attendant que nos alliés d’Andromède arrivent sur Terre pour dégommer les petits gris qui nous gouvernent… Vivre dans la peur n’a jamais été le moteur principal pour avancer sur le chemin de la vie. Bref, une semaine de vacances s’était écoulée. Ma famille a pu voir les baleines pendant que moi, je regardais des gens se faire bouffer dans « Les dents de la mer » pour me remonter le moral.

Soudain, vendredi à 21h (le lendemain, ma famille prenait la route pour se rendre à notre prochaine étape : rencontrer ma mère que je n’avais pas revue depuis plus de 30 ans…), je regarde mon smartphone et constate que j’ai reçu un mail du Canada m’annonçant que mon AVE était débloquée et que je pouvais prendre l’avion. Ni une ni deux, je réserve le vol du lendemain pour Montréal, moyennant des frais supplémentaires faramineux. La petite aspergirl anxieuse que je suis devait en plus, prendre l’avion toute seule dans un aéroport bondé !

Mais, à force d’acharnement, j’ai pu passer les 10 jours qui ont suivi dans le pays de mes années heureuses. Et surtout, j’ai réalisé que : QUAND ON VEUT, RIEN N’EST IMPOSSIBLE.

En revenant du Canada, c’était décidé, on allait tenter de partir y vivre. Donc, début novembre, nous découvrions qu’on pouvait faire des postulations pour des jobs au Québec sur le site des journées Québec-France. Mon conjoint a postulé pour deux postes et c’était le dernier moment pour envoyer sa candidature. Peu de temps après, il était retenu pour passer un entretien d’embauche à Paris (quelques jours avant les fêtes de Noël). On s’y rend donc en famille. L’entretien se passe bien. Le lendemain, la recruteuse lui annonce qu’il est retenu pour passer un deuxième entretien en visio. Puis soudain, il reçoit un nouveau mail lui annonçant qu’il n’aurait pas besoin de deuxième entretien et qu’il était engagé ! Début du job : 1er août 2024, soit 7 mois plus tard… (Joyeux Noël !!!!!).

On y a tous cru si fort que c’était sur le point de se réaliser TABARNAK !

Nouveau challenge, vendre notre appartement avant notre départ et quitter nos deux emplois au bon moment. Les visites étaient rares mais au final, en avril, notre appartement était vendu. Finalement, nos permis ont été validés assez rapidement et le 21 août, nous décollions pour notre nouvelle demeure pour un minimum de 3 ans. Mais là encore, visualiser ne suffisait pas, il fallait être derrière pour faire bouger les choses. Sinon, nous aurions probablement perdu du temps supplémentaire (l’avocat de l’employeur avait « oublié » notre dossier sur son bureau… Si nous ne nous étions pas inquiétés pour savoir où en était la procédure, nous serions encore entrain d’attendre que l’Univers nous envoie des colombes…).

Moi je pense qu’effectivement, si ça doit arriver, ça arrivera. MAIS ça ne veut pas dire que cela se fera sans embûches et qu’il faut accepter sans broncher tout ce qui nous arrive sans se battre un minimum (comme l’aurait fait mon ancienne amie) ! Si tu veux vraiment quelque chose dans ta vie et tant que tu as des solutions pour y arriver, il faut faire tout ton possible pour arriver à tes fins. Je me suis battue comme un diable pour pouvoir partir en vacances au Canada. On dit que le Canada, ça se mérite (et je te promets qu’encore aujourd’hui, sur place, on se bat pour trouver notre équilibre). Nous nous sommes battus pour traverser l’Atlantique et commencer une nouvelle vie en famille. C’est très loin d’être facile. Chaque jour son petit lot de problèmes et parfois, vu le nombre de misères qui nous tombent dessus contrairement à d’autres dans la même situation, je me dits que quelqu’un nous envoie le mauvais oeil et envoie toute son énergie négative afin qu’on abandonne nos projets pour retourner dans nos anciennes galères (si c’est le cas, je me dis que le karma le lui rendra trois fois plus fort dans sa pauvre poire et je lui souhaite bien du bonheur 🙂 ).

Mais finalement, en visualisant, en nous projetant dans notre rêves et en effectuant les mouvements qu’il faut pour y arriver, nous avons atteint une partie de notre but. Une fois que c’est fait, on réajuste le tableau et nous fixons nos nouveaux projets.

Je me fixe des objectifs sur une année en fonction du chantier à réaliser. Je suis peut-être une petite joueuse mais c’est un peu comme les résolutions de la nouvelle année. Si tu te fixes trop de choses, tu abandonnes ou tu ne commences même pas. Et comme notre statut de résident est pour le moment temporaire, il ne sert à rien de tirer des plans sur la comète… La montagne se gravit un pas à la fois…

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